| Quelques conseils
pour bien planter
| | Préférer
de jeunes plants d'environ deux ans, de 40 à 60 cm de hauteur. Il est souvent
inutile de choisir des pieds plus âgés puisque leur reprise est plus
difficile. Les racines doivent être ramifiées, non déformées
et pourvues d'un bon chevelu. Les plants livrés en godets ne doivent pas
avoir de racines enroulées autour de la motte. Le bourgeon terminal est
indispensable à une bonne reprise. | La période
idéale de plantation est le mois de novembre, avant les grands froids mais
elle peut s'étendre d'octobre à fin mars pour les arbustes en conteneur.
Le dicton "A la Sainte-Catherine, tout bois prend racine" se vérifie
dans la mesure où les chances de reprise sont optimales fin novembre. Si
la plantation doit être différée suite à de mauvaises
conditions climatiques, placer les arbustes en jauge. Dans un endroit abrité
du vent et exposé au nord, creuser une fosse pour y enterrer les racines.
Arroser abondamment pour bien faire coller la terre sur les racines. Ne
jamais planter dans un sol trempé, ni en période de gel, de neige
ou de vent desséchant. Les racines doivent rester le moins longtemps possible
à l'air libre. Il ne faut donc sortir les pieds du sac ou de la jauge qu'au
fur et à mesure de la plantation. Veiller aussi à les praliner rapidement. Préparation
de la plantation
Le sol ne se prépare
pas la veille de la plantation.- En août, désherber
mécaniquement ou thermiquement le terrain. Les "mauvaises herbes"
qui repousseront avant le paillage seront facilement enlevées. Si le temps
manque, employer un herbicide non rémanent (glyphosate).
- Ameublir
le sol en profondeur, grâce à une sous-soleuse (demander à
un agriculteur) ou au double bêchage pour faciliter le développement
des racines et la reprise des végétaux.
- Affiner la surface
: casser les grosses mottes avec un croc ou une moto-bêche sur une profondeur
de vingt centimètres, éliminer du sol les grosses racines. Ce travail
doit être soigné pour faciliter la pose du film plastique.
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| | - Niveler
la surface : avec un râteau, donner un profil légèrement creux
à la surface de plantation. Cela permettra l'écoulement de l'eau
vers le centre de la bande de plantation et son absorption par les végétaux.
Au contraire, dans les terres humides, le sol sera nivelé en une légère
butte de manière à éviter que l'eau ne stagne en surface.
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- Fin septembre, couvrir le sol pour conserver son humidité
en diminuant l'évaporation, pour empêcher la
pousse des "mauvaises herbes" concurrentes et
pour maintenir une bonne structure à la terre. Trois
solutions sont disponibles.
- Les bâches ou films plastiques, de couleur noire
ou verte, ont longtemps constitué la seule solution
disponible sur le marché. Ils empêchent
les adventices de pousser et évitent l'évaporation
de l'eau du sol. Ils ne sont toutefois pas biodégradés
et doivent être enlevés au bout de trois
à cinq ans, mais sont alors difficilement recyclables.
Ils gênent enfin la vie du sol. Ils sont de plus
en plus remplacés par les deux autres choix.
- Les paillages organiques manufacturés sont
représentés par les films en amidon de
maïs et les feutres de paillage en lin, chanvre...
Ils jouent le même rôle que les précédents
mais ont l'avantage de se dégrader naturellement
au bout de deux ou trois ans en enrichissant le sol
en matières organiques.
- Les plantations peuvent également être
protégées avec des tontes séchées
de pelouse en fine couche ou encore avec une épaisseur
de dix centimètres de branches broyées.
Ce paillis naturel favorise la vie du sol et accroît
ainsi la reprise des plants. Il est gratuit et permet
à la collectivité d'économiser
le coût du traitement de ces déchets verts.
Il doit par contre être renouvelé. Des
"mauvaises herbes" peuvent également
s'installer. Autre protection naturelle : une couche
de vingt centimètres de paille. Ce choix permet
de soutenir financièrement un agriculteur de
votre secteur.
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Le jour de la plantation Principales étapes
de la plantation :
- Creuser le trou. Il doit être plus grand que le volume
des racines.
- Vérifier que le plant a un bourgeon terminal. A défaut,
supprimer l'un des deux bourgeons axillaires pour y remédier.
Important : il ne faut pas tailler l'arbuste lors de sa mise en
terre puisque le bourgeon terminal favorise la repousse des racines.
- Raccourcir les racines trop longues avec un sécateur.
- Tremper les racines dans du pralin, mélange composé
d'un tiers de terre argileuse, d'un tiers de bouse de vache et
d'un tiers d'eau. Il doit coller aux racines.
- Étaler correctement les racines dans le trou. En aucun
cas, elles ne doivent être dirigées vers la surface.
- Le collet limite entre la partie aérienne et les racines
doit se trouver à la surface du sol.
- Immerger la motte des arbustes en conteneur dans un seau d'eau
au moins un quart d'heure avant la plantation. En faire ressortir
les racines ensuite avant de la mettre en terre.
- Boucher le trou en émiettant la terre au contact des
racines : il ne doit pas rester de poches d'air. Bien tasser.
Vérifier en tirant le plant. S'il vient trop facilement,
recommencer car de toute façon, un arbuste mal planté
ne reprend pas.
- Verser à chaque pied un seau d'eau. Cet arrosage devra
être poursuivi la première année.
- Poser la collerette ou ramener de la paille autour du plant.
Voir aussi :
Conception d'une
haie : les différents types de haies
Le
choix des essences |