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L'aménagement du jardin doit être partagé par
toute la famille. Au besoin, visiter un jardin au naturel, participer
à une sortie guidée par des naturalistes, se promener
dans la campagne et y observer des haies, des mares... pour que
tous comprennent l'intérêt d'accueillir la nature chez
soi.
Penser les espaces de vie quotidienne
Charité bien ordonnée... Avant de penser aux aménagements
dédiés à la faune et à la flore, il
convient de définir les espaces proches de la maison qui
seront fréquentés lors des beaux jours : aire de jeux
des enfants, terrasse, pelouse rase, potager et verger. Reporter
ces espaces sur le plan.
Limiter le terrain par des haies ?
Les haies sont bien sûr les premiers éléments
structurants devant être implantés, puisqu'elles permettent
de délimiter des espaces à vocation différente.
Mais une solide réflexion s'impose sur la base de quelques
paramètres.
Le paysage
Si la maison offre une vue sur un paysage bucolique, est-il opportun
de le masquer par une haie ? Il est en effet parfois dommage d'enclore
son jardin, de l'enfermer lorsqu'il s'ouvre sur la nature. Il serait
même dommage de rompre un alignement de haies basses taillées
en y intégrant une haie libre. Au contraire, le hangar hideux
du voisin doit être masqué par une végétation
haute.
La réglementation
La responsabilité est engagée si les branches ou
les racines des arbres endommagent la propriété voisine.
Le code rural impose d'écarter les plantations de la limite
de propriété :
- une haie de moins de deux mètres de haut doit être
reculée de cinquante centimètres;
- une haie dont la hauteur dépasse deux mètres doit
être plantée à au moins deux mètres
de la limite du fond du voisin.

Le respect du voisinage a également des répercussions
sur la composition des plantations. Les espèces qui drageonnent
(peuplier tremble, prunellier, framboisier, ronces) doivent être
proscrites en limite pour que votre voisin ne soit pas envahi.
L'orientation
Les haies hautes doivent protéger des vents dominants, alors
que le soleil doit pénétrer grâce à une
vététation maintenue basse. Des arbres marcescents
(charme, hêtre et dans une moindre mesure le chêne),
des arbustes caduques ou persistants
(houx), caduques ou semi-persistants (troène),
des essences au feuillage précoce (saule, aulne) protégeront
efficacement contre les vents froids.
Il faut toutefois veiller à ce que les haies ne plongent
votre propriété dans l'ombre permanente. Adapter leur
hauteur à la largeur de votre terrain : une haie de deux
mètres de haut brise le vent sur une longueur de 20 mètres.
En tenant compte de ces paramètres, dessiner sur un nouveau
calque les haies en précisant leur hauteur.
Implanter la mare
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La mare doit être située :
- dans la partie basse du jardin pour collecter les eaux
de ruissellement;
- dans un site ensoleillé au moins cinq heures par
jour puisque la lumière est indispensable à
une bonne croissance des plantes immergées oxygénantes;
- à l'écart des arbres car leurs feuilles
l'envaseraient rapidement.
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Reprendre les cartes établies dans l'état initial
pour définir le meilleur emplacement posible. Placer dessus
le calque où les haies sont matérialisées.
Une grande mare fait rêver... jusqu'à son creusement.
Ainsi, ses dimensions sont elles limitées par les moyens
mécaniques et financiers disponibles.
Localiser la prairie
Implanter la prairie au soleil, pour qu'elle fleurisse et qu'elle
attire les pollinisateurs. Si l'entretien peut être mécanisé,
ne pas hésiter à lui consacrer un vaste espace. Autrement,
la superficie est fonction de la quantité d'énergie
utile pouvant être transmise à la faux !
Situer le bosquet
L'espace encore disponible sur le plan, forcément ombragé,
pourra être transformé en bosquet, en fourré.
Disposer les autres aménagements

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